Lorsque le ministère de la culture algérien a décidé de publier l’œuvre complète de cheikh Ahmed Tewfik el-Madani, il a été demandé à son fils Mohamed Islam d’écrire une préface à la collection. Une fois écrite, la préface à été traduite en arabe, une traduction qui lui a fait perdre toute son élégance.

J’ai jugé bon de reproduire ci-après la version originale en français, non publiée.

Craignant de ne trouver le temps de la réécrire, je reproduis ci-après les photos de l’exemplaire dactylographié que j’ai retrouvé dans les affaires de mon oncle.

L’article se trouve sur six pages au format A4.

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Ci-après le contenu des précédentes pages que j’ai essayé de transcrire sans erreur.

Présentation de la collection d’ouvrages de M. Ahmed Toufik El Madani

C’est une chance pour tous, en particulier pour les lecteurs arabisants, que cette collection ait pu voir le jour.

Placée dans le cadre « Alger capitale de la culture arabe » programmé par le ministère de la culture pour l’année 2008, cette heureuse initiative remplit un vide béant depuis les dernières années du 20eme siècle.

Pourtant les écrivains Algériens en langue arabe n’ont jamais été absent de l’arène culturelle ou littéraire pendant ce siècle de combat, tout particulièrement pendant l’entre deux guerres mondiales, et au-delà jusqu’au déclenchement de la guerre de libération nationale.

Des hommes de foi, de combat, de conviction ont entrepris, malgré les difficultés liées à l’impression, à la publication, malgré les entraves et les risques inhérents à l’administration coloniale, des actions et des luttes continues, pour réveiller la nation Algérienne, glorifier son passé et dessiner les horizons de son avenir inéluctable dans le cadre de sa personnalité Arabo-Musulmane.

1- L’œuvre de M. Ahmed Toufik El Madani

L’œuvre de M. Toufik El Madani journaliste, historien, orateur fougueux à l’éloquence incomparable, a été inscrite en permanence dans ce contexte de patriotisme militant dans le but inébranlable d’amener ses lecteurs et ses auditeurs à sa vision d’un futur proche et inéluctable, et de réveiller des masses déculturées, n’ayant même pas, à cette époque, une velléité de rejet ou de refus de la situation d’indigènes qui était la leur. Ce combat a été celui de toute sa vie, sans aucune pause du début du siècle dernier jusqu’à sa mort le 18 octobre 1983.

Ce combat est raconté dans le détail dans son livre de mémoires, intitulé tout naturellement « une vie de combat ».

Pour comprendre ce combat, il est indispensable de rappeler aux jeunes générations la nature de la colonisation française en Algérie, de 1830 à la guerre d’indépendance nationale.

La France coloniale, soit disant héritière de la révolution de 1789, et de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, a réalisé en Algérie une opération unique dans l’histoire de l’humanité: retirer à une nation jusqu’à sa définition de peuple.

Les Algériens n’étaient plus un peuple. Ils n’existaient qu’en tant qu’amas de gens soumis au statut de l’indigénat. Aucun état colonial de cette époque n’a osé aller jusqu’à cette extrémité très proche des théories raciales, ou esclavagistes. Tout avait été prémédité pour que l’indigène n’ait plus, et ne se souvienne plus d’avoir une patrie, une culture, une histoire … C’est dire la difficulté de ce combat dans lequel s’est lancé Ahmed Tewfik depuis son jeune âge et qui a été le but de toute sa vie.

2-Qui est Ahmed Tewfik El Madani ?

Le jeune Ahmed est né à Tunis le 1er novembre 1898 d’un père Algérien Si Mhamed El Madani et d’une mère Algérienne Aicha Bouiraz, ces deux familles Algériennes ayant émigré en Tunisie après l’échec du soulèvement Algérien de 1871.

Il fit ses études primaires et secondaires puis supérieures à la Zitouna de Tunis. Très jeune, au niveau des études primaires aux kouttabes, il commença a être passionné par la lutte anti-colonialiste et il participa avec des enfants de son age à la création de groupes prônant la révolution contre la France, pays envahisseur de leur pays.

3-De la Zitouna à la prison

Dès 1915, il prend une part très active au comité des jeunes révolutionnaires de Tunisie qui préconise la lutte armée comme seul moyen de recouvrer l’indépendance de la Tunisie, puis de l’ensemble des pays du Maghreb arabe et musulman.

Il est alors arrêté et emprisonné à la prison civile de Tunis, et inculpé d’atteinte à la souveraineté nationale, circonstance aggravante, en temps de guerre.

Après la fin de la guerre, l’armistice ayant été signé le 1er novembre 1918 et ayant purgé quatre ans de prison, son avocat, lui aussi Tunisois d’origine Algérienne, profitant des remises de peine décrétées à l’occasion de l’armistice, lui fit obtenir sa libération arguant de son très jeune âge au moment des faits. Pour ce faire, vu qu’il n’y avait pas encore en Tunisie de système d’état civil, il le fait déclarer comme étant né le 16 juin 1899. Cette date de naissance restera toujours dans ses papiers d’état civil.

Il faut ajouter que son séjour en prison lui à néanmoins permis d’apprendre le français grâce à la lecture et à la mémorisation de nombreux livres, romans et revues qu’il se faisait apporter. De fait l’emprisonnement n’eut pas d’effet sur son idéal révolutionnaire, loin de là.

4 – De la prison à la création du parti du Destour

En 1920, avec quelques amis, il devient membre fondateur du parti du Destour, dont il est d’emblée membre du comité exécutif.

Ce parti, dont l’objectif est d’obtenir une constitution (destour) nationale tunisienne, et partant, l’indépendance du protectorat. Cette période fut marquée par une intense activité politique, journalistique, à travers de grandes quantités d’articles de presse, d’études et de publications, d’organisation de réunions à travers tout le pays. Le but était d’enrichir et d’étoffer la conscience patriotique nationale et de rejeter le système colonialiste hypocrite du protectorat.

A cette époque il rédigea par admiration, et pour l’exemple, « NIDAL IRLANDA », contre la domination Anglaise, et suivant le principe que la liberté est le fruit de la lutte armée, non des palabres (Tunis 1923).

5 – 1925, « l’expulsion » vers son pays d’origine

1925 est l’année charnière dans sa vie. C’est l’année ou, dans le but de mettre fin à ses activités nationalistes, le résident général de France lui notifie son expulsion de Tunisie, et son renvoi dans son pays d’origine, l’Algérie.

L’Algérie, le pays de son père et de sa mère, ou ils avaient de nombreux proches parents et amis, à Alger, et où il fut accueilli à bras ouverts. L’Algérie où malgré le pointage dans les commissariats, la surveillance ininterrompue des services français, Ahmed Tewfik El Madani, qui n’ignorait rien de la situation de son pays d’origine, poursuivit sa lutte sur le plan politique, sociologique et culturel et adapta son expérience révolutionnaire aux conditions propres à l’Algérie.

Son objectif primordial était d’éveiller la conscience patriotique des Algériens à qui il présente dans tous ses discours ses trois principes qui l’accompagnèrent sa vie durant:

L’islam est ma religion – L’arabe est ma langue – L’Algérie est ma patrie

Ce sont là les trois « crédos» qui étaient en danger en Algérie : L’islam devenu la proie du cardinal Lavigerie, des évangélistes et des athées, la notion de patrie avait presque disparu, de même que la langue arabe.

6 – Son activité dans la cadre de son triptyque

Je laisse ici la plume à M. Ali Merad (dans sa thèse de doctorat à l’université de Lyon): « M. Ahmed Tewfik El Madani fut l’un des personnages qui contribuèrent le plus activement à l’élaboration du nationalisme algérien au cours de l’entre-deux guerres.

Publiciste et historien de langue arabe (mais ouvert à la culture française), M. El Madani fut tour à tour mêlé à la vie politique et culturelle de la Tunisie et de l’Algérie, ses deux patries. » Le professeur Merad ajoute: « Loin de se laisser abattre par le découragement, du fait de son exil, T. EI Madani poursuivi sa lutte politico-culturelle en l’adaptant aux conditions propres à l’Algérie. Plus attaché aux disciplines formatives qu’aux sciences religieuses et à l’érudition scolastique, plus enclin à la propagande nationaliste qu’a la prédication purement religieuse. »

Cette œuvre écrite de T. El Madani est relativement importante comparée, selon M.Merad, aux productions des grands animateurs du mouvement réformiste Algérien. Son KITAB EL DJAZAIR fut accueilli chaleureusement par Ben Badis et ses collaborateurs, c’était en effet l’une des plus importantes contribution à l’œuvre de régénération nationale entreprise par le mouvement réformiste. A considérer les termes flatteurs avec lesquels le CHIHAB parlait de Toufik El Madani, on devine que Ben Badis ne comptait pas « KATEB EL QOTRAÏN » simplement comme un noble ami, mais aussi comme un compagnon de lutte et comme frère. Ben Badis le considérait comme un des siens.

Enfin Ben Badis admirait la diversité de sa culture, de son ardeur à la tache, son sens pratique, son goût pour les réalisations efficaces et durables. « Notre Ahmed Toufik, écrit Ben Badis, est doué pour les œuvres impérissables ».

7 – Création de l’association des oulamas d’Algérie

De fait, en 1931, il crée avec son ami le cheikh Ben Badis « l’Association des oulamas » dont il rédige personnellement les statuts et le programme d’activité. Dés ce moment, il prend en main, sous l’autorité du cheikh, la revue Achihab, et en devient le rédacteur politique. L’association des oulamas deviendra son principal champs d’action politique, et il deviendra plus tard, sous la présidence du cheikh Bachir El Ibrahimi, le secrétaire général de cette association ainsi que le rédacteur en chef de son organe, « El Bassai’r », chargé en particulier de la tribune de la politique internationale.

8 – Le Front algérien pour la défense et le respect de la liberté

Le 8 mai 1945, les massacres de Sétif, Guelma, et Kherrata, programmés et mis à exécution par l’autorité française, sont la tragique et hallucinante illustration de cette haine coloniale, accompagné d’un génocide éradicateur. Cela, aucun Algérien ne pourra jamais l’effacer de sa mémoire. Une nouvelle époque allait s’ouvrir, avec les luttes politiques renforcées sur tous les fronts. En 1952, l’ensemble des partis de l’époque: MTLD, UDMA, PCA, Association des oulamas, se réunissent au bureau de M. El Madani, pour créer une union sacrée autour de la défense des droits humains et de la liberté. M. El Madani a été désigné a l’unanimité comme secrétaire permanent de ce front algérien pour la défense et le respect de la liberté (FADRL). Ce front démontrait qu’il était possible à ces partis de s’unir pour une cause sacrée.

Cela préfigurait déjà la naissance du front de libération nationale.

9 – Son engagement au sein du FLN

L’association des oulamas, avec à sa tête son président le cheikh Bachir El Ibrahimi, et son secrétaire général, Ahmed Tourik El Madani, adhéra au F. L.N dés sa création.

Au mois de mars 1956, M. Madani s’envola pour le Caire et il fut intégré immédiatement comme membre du comité du Caire.

De 1956 à 1958, il est responsable au Caire du bureau spécialement chargé des relations avec les pays arabes. Puis lors de la constitution du 1er gouvernement provisoire (GPRA), présidé par M. Ferhat Abbas, il est nommé ministre des affaires culturelles, chargé des relations avec les pays arabes, et des nombreux étudiants algériens qui s’y trouvaient ainsi que de leur financement boursier.

Après le congrès de Tripolis en janvier 1960, il est officiellement désigné comme chef de mission diplomatique auprès de la république arabe unie (R.A.U) et délégué permanent auprès de la ligue arabe.

Il conserva ce poste jusqu’à la nomination du premier gouvernement de l’Algérie en 1962, dans lequel il figure comme ministre des affaires religieuses.

Il sera désigné par la suite comme membre de l’académie de langue arabe au Caire.

En 1965 il est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de trois capitales, Bagdad, Téhéran et Ankara. En 1970 il est nommé en ce même titre au Pakistan. En 1972, il rejoint le centre national des études historiques (CNEH). Nous en reparlerons plus loin.

10 – Aperçu de son œuvre

Son œuvre est indissociable de sa vie politique. En 1923, il fait paraître en Tunisie, alors en plein combat destourien, le « Nidal lrlanda », ouvrage révolutionnaire destiné à ouvrir les yeux de la population sur l’ignominie de la domination étrangère et sur Je principe de la lutte année, recours incontournable pour la conquête de l’indépendance nationale.

A son arrivé à Alger, dans les conditions relatées dans les pages précédentes, il fut profondément marqué par la situation de ses compatriotes, assujettis au système de l’indigénat, réduit à n’être plus qu’une main d’œuvre bon marché chez les européens en tous genres devenus maîtres de l’Algérie, ou tout simplement un amas « d’arabes» et de « fatmas » (sans commentaire)

Ce constat lui à été insoutenable. L’idée s’est posée à lui de reprendre une publication annuelle, commencée en Tunisie, dans le but de rattraper le temps perdu, en déculturation, en dépersonnalisation, en destruction de la dignité, de l’honneur, et des valeurs de la religion musulmane soumise à la vague d’évangélisation des pères blancs. Ce fut, dés 1925 la publication de « taquim el mansour », sous forme d’un almanach ponant sur plusieurs chapitres de connaissances pour éveiller les esprits tels que la beauté touristique de l’Algérie, avec de nombreuses photos, les éléments du savoir, »les leçons de choses », ce guide passe dans les autres pays dans tous les domaines de l’évolution et enfin toutes les notions justifiant le livre: 1 ‘histoire de notre pays, sa géographie, les grandes époques de la civilisation arabo-musulmane, et, sans relâche: notre patrie l’Algérie, notre langue l’arabe, notre religion l’ islam.

5 tomes parurent entre 1923 et 19301. Je n’ai pu retrouver, grâce à un ami, que le dernier, qui donne déjà une idée du travail accompli et des résultats obtenus par ceux qui ont précédé.

Cet ouvrage consacre 160 pages à la période de l’apogée de l’islam, Maghrébin en particulier, avec Ibn Toumert, Abdel Moumen, et la merveilleuse épopée des Almohades.

L’ensemble de ces thèmes, ponctués de causeries et de conférences ont crée un extraordinaire éveil des esprits.

L’action entreprise par le Chihab du cheikh Abdelhamid Ben Badis, auquel participait Toufik El Madani, ainsi que l’ensemble des oularnas réformistes est venu couronner cet éveil. Le moment était venu pour faire l’histoire de ce peuple héroïque dans toute son amplitude. Ce fut le « Kitab al Djazair » monument à la gloire de son pays, que A. T. El Madani publia en 1931 qui couronna cette période de gestation du patriotisme Algérien. Tout y était: l’histoire du peuple berbère, les numides, les invasions romaines et vandales, le Feth musulman, au Maghreb et en Andalousie, la guerre Algéro-Espagnole, les ottomans.. et enfin l’invasion coloniale française avec son prétexte fallacieux et le pillage et les spoliations, la négation du peuple Algérien, sa mise à genoux, l’accaparement de toutes ses terres agricoles au profit des « petits blancs » européens, espagnols, maltais, corses, italiens, français et autres.

Nous présentons ce livre avec un respect particulier car il a une valeur historique considérable en raison de la date de sa publication et de son impact sur le cours de l’histoire.

Il consacra les décennies suivantes jusqu’à la guerre de libération, à l’action militante, journalistique notamment à la revue Achihab, comme rédacteur politique, puis au journal El Bassair de l’association des oulamas du Cheikh Bachir El Ibrahimi, dont il était le rédacteur en chef. Il était aussi le secrétaire général de cette association. Toute cette période à vue l’éclosion des mouvements de masse qui ont préparé le mûrissement des idées et des actes aboutissants au jour de gloire du 1er novembre 1954 : le Parti du Peuple Algérien, l’UDMA, le MTLD, le PCA, et les grands chefs de la révolution, qui sont dans toutes les mémoires, et dont certains sont encore vivants.

L’œuvre historique et de mémoire militante comprend les livres suivants, tous repris dans la présente collection :

  • « les musulmans en Sicile et dans le sud de l’Italie »
  • « Carthage en quatre époques »
  • « Mohamed Othman Pacha, Dey d’Alger »
  • « Géographie de l’Algérie, à l’usage des écoles » (1952).
  • « Hannibal », pièce de théâtre jouée à l’opéra d’Alger en 1948, qui retrace l’épopée et la fin du grand héros de Carthage.
  • « Hadihi hiya el Djazair », publié en 1956 après son arrivé au Caire, et pour aider les peuples arabes à connaître l’Algérie, son histoire et son combat.
  • « Les mémoires de Chérif Zahar », commentaires sur la période ottomane en Algérie.
  • « La guerre de 300 ans entre l’Algérie et l’Espagne », fresque historique de 3 siècles, qui a nécessité une grande documentation retrouvée par l’auteur à l’Escurial de Madrid et à Topkapi à Istanbul ou le gouvernement Turc lui a ouvert les archives.
  • « Hayat Kifah », mémoires en trois volumes.
  • « Rad Adib ala hamlet Akadib » sous forme d’un 4eme volume qui complète ses mémoires par des références inédites.

A la liste de ses ouvrages, il faudrait ajouter deux sortes de considération:

1- les ouvrages qui avaient été publiés, et dont nous n’avons retrouvé aucun exemplaire.

Il s’agit des quatre premiers annuaires de « Takwim el Mansour » ( déjà signalé), une histoire de l’Algérie ottomane et enfin une somme considérable d’articles et d’études dans des revues et journaux tunisiens, et, après son retour à Alger, en 1925 dans les revues et journaux de langue arabe comme Ennajah de Constantine, El Chihab de Abdelhamid Ben Badis (volumineuse production en tant que chef de la section politique), El Bassair de l’association des oulamas, dont il était le rédacteur exclusif de la tribune de politique internationale et le rédacteur en chef.

La liste de cette activité journalistique est très longue et aurait présenté un intérêt certain.

Elle pourrait un jour faire l’objet, après les recherches nécessaires surtout dans les collections du Chihab et d’El Bassair, d’un nouveau volume comportant des éclairages sur les situations et les événements dans les périodes concernées.

2· Au cours de sa longue collaboration au centre national des études historiques il à fait photographier et traduire un maximum de documents de l’époque de la sublime porte souvent rédigés en turc en caractères arabes, tous ces documents se trouvent inventoriées et classées au C.N.E.H.

Conférences et autres travaux.

Parallèlement à son activité au C.N.E.H., il rédigea des nombreuses monographies très fouillées sur des personnalités éminentes de notre histoire et sur ta résurrection patriotique de l’Algérie au siècle dernier.

Ces travaux ont fait l’objet de conférences organisées dans de nombreux chefs-lieux de wilayas : Alger, Constantine, Biskra, Sétif, Bordj Bouarriridj, Tlemcen, Mascara, Média, Mechria… ainsi que le Caire, auprès de l’académie de la langue arabe.

Il a réuni ces conférences dans un livre intitulé « Des héros et des hommes ».

Ce livre est publié pour la première fois dans la présente collection, en même temps que ses ouvrages également inédits:

– Tarikh acil

– lstitlaates

– Araa oua afkar

Quant aux conférences, elles concernent : Abdelhamid Benbadis, Bachir El Ibrahimi, Moubarek El Mili, Abou El Yakdhan, Okba ibn Nafaa, Abdel Moumen ben Ali, le bey de Constantine Salah Zmirli, Abderahmane Thaalibi, Ibn khaldoun, (3 interventions: congrès du Caire, d’Alger et discours de clôture du congrès du Caire), et enfin Chakib Arslan.

Pour terminer cet illustre parcours, qu’il m’a été difficile de résumer sans une grande émotion, tant il a concerné de secteurs ou sa présence et son action étaient là en tant qu’orateur au verbe éblouissant d’éloquence, en tant qu’homme politique à l’habileté, l’intelligence et la gentillesse proverbiale, en tant que publiciste aux articles éminents, si nombreux, si diversifiées qu’il m’est impossible d’en faire le décompte, en tant qu’historien accroché à ses documents, à ses notes comme à ses trésors et à ses livres, tant en arabe qu’en français, et enfin en tant qu’homme et en tant que père, quel modèle extraordinaire de droiture, de probité, de modestie, de respect pour les autres, de magnanimité, et de bonté profonde à l’égard de tous ceux qui l’ont connu et aimé.

3 tomes en Tunisie – 2 en Algérie.

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